Dernières visites et ce que j’ai oublié de raconter…

Pendant ce voyage, j’ai essayé de tenir le blog à jour, mais à partir du départ pour Chicago, ca a été un peu laborieux et j’ai oublié de parler de plein de choses…

Comme ma visite au Pentagon Memorial. Parce que le 11 Septembre 2001, ce sont 4 avions qui se sont écrasés, pas seulement 2. Dont un au Pentagon. Du coup, comme j’étais en avance pour le rendez vous avec Stéphane au musée de l’air et de l’espace, j’ai été faire une visite à ce lieu chargé d’émotions. Je n’ai pas visité celui de New York et tout le monde me dit que ca prend aux tripes. Celui de Washington est un lieu de sérénité (bon, la chaleur étouffante de ce jour là contribue à l’impression), et chaque vie perdue est représentée par un banc, au dessus d’un tout petit bassin. Et le nom de chaque personne est gravé sur le coté du banc. Je trouve dommage que ce memorial soit placé si loin des transports en commun, et demande de faire quasiment tout le tour du Pentagon avant d’y arriver. Et hors de question de couper, car le Pentagon est une zone ultra sruveillée! Cela dit, ca permet de croiser bon nombre de militaires…

J’ai aussi oublié de parler de la petite galère pour trouver notre logement à Bloomington, dans l’Indiana, où après 4 heures de route bien tassée, et une horloge affichant 12h30 (minuit et demi donc), j’ai fait un stop parce que j’étais perdue… Et que tout le monde dans la voiture dormait donc je n’avais plus de copilote! Bon, nous avons été sauvés par « Steak ‘n’ Shake », l’enseigne de l’Indiana (nous n’en avons pas vu ailleurs) qui propose du wifi gratuit à toute heure du jour et de la nuit. Sans ce wifi inespéré, nous serions encore en train de tourner pour trouver la maison… En contrepartie, nous avons augmenté ostensiblement leur chiffre d’affaires, en allant y manger assez souvent. Mais comme beaucoup de leurs menus sont à 4$, la folie financière était limitée. En revanche, coté calories….

Et je ne parlerai pas du fait que nous n’avons pas compris comment fonctionnait le verrou de la maison de Bloomington! Il fallait utiliser un code pour actionner le verrou pour ouvrir et fermer la porte. Autant pour ouvrir, ca marchait plutot pas mal, autant pour fermer, impossible de comprendre le mécanisme…

Désolée, Sylvain, d’avoir eu si peu de « galères » à raconter! ^^ Soit j’ai eu beaucoup de chance, soit j’y étais moins sensible! Mais c’est reposant! 🙂

Autre histoire, à la gare centrale de Chicago (où a été filmé une scène des Affranchis, faisant référence « Au cuirassé Potemkine »), j’ai vu un groupe d’amish… Environ une vingtaine de filles accompagnées par 1 unique garcon. Elles sont passées par la gare (et à priori, les amish ont le droit de prendre le train), et sont revenues environ 20mn plus tard avec des sacs de souvenirs de la Willis Tower… Ont elles pris l’ascenseur pour monter en haut? Ont elles fait uniquement la boutique? Que venaient elle faire en ville? Je me suis posée beaucoup de questions, mais je vous rassure, ca ne m’a pas empeché de dormir. 🙂 Et après en avoir recroisé au Washington Monument, qui attendaient pour monter en haut, j’ai une partie de la réponse à ma question : ils peuvent prendre l’ascenseur! 🙂

Et donc, mardi, j’en avais assez de faire des visites de musées et d’être enfermée. Alors oui, Washington est en alerte canicule mais j’ai besoin de synthétiser de la vitamine D. Du coup, j’ai continué ma balade sur le Mall, à pied… Mais uniquement sur la partie occidentale! J’ai ainsi fait le tour « Memorial », en commencant par celui des cherry Blossom, puis celui de Martin Luther King (qui ne serait pas complet sans sa petite boutique), et ensuite celui d’Abraham Lincoln. J’ai ensuite basculé (en bus… Il ne faut pas exagérer) sur la partie orientale du Mall pour faire une visite « à pied » du quartier du capitole. Je ne saurais trop conseiller les visites guidées « by foot » organisées dans les différentes villes. Cela permet de découvrir la ville avec des explications sur l’architecture (selon le parcours) et de voir la ville sous un autre angle. J’avais déjà fait ce genre d’excursions et je n’ai jamais été déçue. Là, le programme permet de voir l’extérieur du capitole, la librairie du congrès et surtout, ca permet d’entrer pour visiter le capitole! Bon, ce sont toujours les mêmes histoires, de comment Washington a fondé la ville, a fait appel à L’Enfant pour l’architecture et comment ils se sont brouillés. J’ai quand même appris que le dôme actuel n’était pas le dôme prévu par l’Enfant, mais un dome beaucoup plus grand et imposant. Qui a été terminé pendant la guerre civile. En effet, Lincoln a ordonné de continuer les travaux malgré la guerre pour montrer que le gouvernement continuait à travailler.

Bon, cette visite m’a permis de réviser le système bi-camériste, le rôle de la cour suprème (qui a en moyenne 9 juges, nommés à vie, et qui n’en a que 8 pour l’instant. Comme les juges sont proposés par le président et approuvé par le sénat, et que le sénat refuse toute proposition d’Obama, il faudra attendre les élections l’année prochaine pour voir la nomination d’un nouveau juge), et une visite plus complète de la bibliothèque du Congrès, reconstruite après l’incendie de 1812 (les britaniques ont tout brulé cette année la, la maison blanche et le capitole. Et comme la bibliothèque était dans le capitole…). Jefferson a d’ailleurs vendu symboliquement toute sa collection pour aider à la reconstruction de cette bibliothèque, la plus grande du monde en terme d’objets enregistrés au catalogue. Oui, les américains aiment tout faire en grand et se sentir les plus forts. Le film projeté au début de la visite du Congrès le montre bien. D’ailleurs, cette visite m’a déçue car la rotonde n’est pas visible (elle réouvre dans 21 jours après 2 ans de travaux) et ma guide était un peu à l’ouest. Dernière visite de la journée, circuit à adapter en fonction de la foule… Bref, je n’ai pas vu grand chose, à part la crypte où aurait du être enterré Georges Washington, et l’ancienne chambre des sénateurs.

J’ai fini la journée à National Harbour, avec Fanny et Xavier, pour un diner d’au revoir. Il fallait bien aller dans le Maryland pour ca! Une ville montée à partir de rien il y a une dizaine d’année, avec essentiellement un grand hotel, des restaurants et des boutiques. EN bord de Potomac, elle permet de changer de point de vue sur Washington rapidement!

Voila. Cet article clôture ce voyage aux USA, pendant lequel j’ai fait des rencontres, découverts de nouvelles choses, appris plein de choses passionnantes, joué à plein de jeux et fait découvrir aussi plein de jeux… Je ne sais pas quand aura lieu le prochain voyage, ni où, mais j’ai hâte, déjà!! Les dernières photos!

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Un dimanche (et un lundi) à Washington

Dimanche, nous sommes allés voir les chutes du Potomac. Parce que oui, avant d’être la grosse bête tranquille qu’on voit à Alexandria et Washington, la rivière est assez escarpée et se transforme en chutes d’eaux et en rapides. Très dangereux! Il y a des avertissements partout de ne pas se baigner (ni de marcher sur l’eau, d’après le dessin, mais après recherche, il s’agirait plutôt de barboter) car des courants sous marins très forts sont présents et il y a de nombreux accidents. Alors forcément, comme il y avait une alerte canicule, il faisait très chaud… J’ai bien fait de me changer au café du chien perdu… Le café du chien perdu est une petite chaine (2 restaurants), et la déco de celui où nous avons déjeuné après l’office représente l’histoire du coin (Tyson’s Corner) avec des chiens humanisés en guise de personnages. L’endroit est typique et surtout cela permet de collecter des fonds pour recueillir et soigner des chiens errants.

Coté chutes du Potomac, 3 points de vue sont accessibles facilement (nous sommes aux USA, je rappelle. Le pays où il est courant de voir des gens se balader en scooter parce qu’ils ne sont plus capables de marcher et ca n’est pas dû à la vieillesse!), mais il existe aussi des chemins de randonnée, le long de la rivière ou du canal. Bonne nouvelle, ca me donne un prétexte pour revenir… 🙂 Mais quand il fera moins chaud, car là, c’est vraiment étouffant…

Et aujourd’hui, je suis allée réviser mes connaissances de l’histoire américaine. J’ai passé un certain temps dans le musée de l’histoire américaine, qui est très grand (trop, si on veut tout lire) et un peu désordonné. En effet, il arrive de commencer une expo et sans trop savoir comment, de se retrouver dans une autre… C’est dommage, et en plus, comme le musée est très sombre et que quasiment tout est exposé dans des vitrines, on ne voit pas bien les articles exposés. C’est dommage! (Et je ne parle pas de la galère pour faire des photos du coup!). Maintenant que j’ai bien fait ma francaise et que j’ai ralé un bon coup, qu’est ce que j’ai vu dans ce musée? Et bien des choses très intéressantes, comme tout une exposition sur « c’est quoi être président? », et de constater que c’est un rôle à risques. 4 présidents assassinés depuis le début de leur histoire (250 ans à peine, hein…), 8 blessés, il n’y a pas à dire, ce pays est violent avec son exécutif. Mais bon, le 2ème amendement à la vie dure, hein… ^^ Et j’aurais pu également me faire filmer ou prendre en photo en tant que président, avec le pupitre, et tout! Il y a même un prompteur et il est possible de déclamer l’un des 3 discours les plus connus. J’avais choisi celui de Kennedy, qui se termine par « Ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour l’Amérique »…

En parallèle de cette expo, il y a un pavillon consacré aux premières dames : leur rôle, leur tenue pour le bal d’inauguration… Et cette question d’actualité : quel sera le rôle du conjoint de la première femme présidente? La question est d’actualité car il y a 50% de chances que cette situation arrive sous peu… Et le rôle de « first lady » demande de l’investissement. Elle tient la maison blanche et s’occupe d’accueillir les délégations étrangères, d’organiser des réceptions et se doit de s’investir dans une cause. Bien sur, rien n’est écrit, mais dans la mesure où le président habite la maison blanche avec sa famille et qu’il est du coup très difficile de dissocier vie publique et vie privée, toute la famille présidentielle est scrutée… J’ai appris aussi qu’il est possible de se marier à la Maison Blanche, pour peu que le papa de la mariée soit président à ce moment là. Tout cela semble clairement surréaliste quand on voit le niveau de sécurité qui entoure la Maison Blanche aujourd’hui.

Parmi tous les présidents, il y a Georges Washington, qui vivait donc en Virginie (à Mt Vernon, près d’Alexandria), qui fût le premier président. Ce qui est amusant, c’est que j’ai compris il y a à peine 2 jours que la ville de Washington s’appelle ainsi à cause de lui… Il était le chef militaire des armées pendant la guerre d’indépendance avec la Grande Bretagne et à la fin de la guerre, il a souhaité revenir à la vie civile. Son discours de renonciation est célèbre est s’est tenu (si vous avez vu les photos et que vous savez lire l’anglais, vous savez déjà la réponse…) à Annapolis! Dans le capitole d’Annapolis. Bon, à priori, le peuple américain est revenu le chercher après, puisqu’il sera le premier président et c’est lui qui décidera de l’emplacement de la future capitale des états de l’Union. Cette position contentait à la fois les états du Nord et du Sud, puisque tout le monde était proche de ce lieu d’importance.

Bref… Le musée de l’histoire américaine propose également une exposition sur les droits des afro-américains, qui auront sous peu leur propre musée sur le Mall. Décidé en 1993, l’ouverture de ce nouveau musée est prévue pour 2016 (il va falloir qu’ils se dépêchent…) et retrace la vie des noirs sur le sol des Etats Unis. On peut également voir le premier drapeau américain, qui sera accroché à Baltimore pendant la 2ème guerre avec les Britanniques et qui inspirera la chanson qui deviendra l’hymne national. C’est le drapeau historique et il est interdit de le prendre en photo, même sans flash, pour ne pas l’abimer plus qu’il ne l’est déjà. Mais cela montre à quel point les américains sont attachés à leur symbole. Je passe sur le demi étage consacré à toutes les guerres américaines. Nombreuses, pour un pays si jeune. Et surtout, ailleurs que sur leur sol. Il n’empêche qu’ils ont subi les rigueurs de la guerre, surtout pendant la 2ème guerre mondiale, entre les appelés et les restrictions. Mais aucun conflit moderne n’a eu lieu sur leur sol. J’ai aimé cette expo car elle est plus objective, montrant justement les effets demandés aux populations, en particulier aux femmes. C’est la naissance de Rosie « We can do it » la riveteuse. Cette expo est la première fois que je ressens du recul par rapport à la guerre.

Enfin, tout le rez de chaussée/sous sol est plus concret, avec la nourriture et la manière dont elle a évolué sur les tables américaines, et une belle part de cet espace est consacré à Julia Child, qui a amené la cuisine française chez les américains, en l’adaptant, bien sur! Mais aussi, avec les transports et les innovations. Si on ne regarde que ces expos, on pourrait croire que les USA ont tout inventé! 🙂

Je passe sur les expos sur le guano et les pièces et les expos que j’ai oublié, parce que minuscules, mais il y a largement de quoi y passer 2 jours complets, dans ce musée!

J’ai assez peu de photos parce que vraiment, les conditions étaient mauvaises, et si vous passez à Washington, je ne peux que trop vous conseiller de faire un saut à ce musée…

Pour moi, la fin approche, puisque je repars mercredi. Mais demain, visite du Congrès. J’espère que les conditions seront meilleures et que les photos seront réussies!

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La suite des aventures!

Jeudi, j’ai fait journée shopping et du coup, j’ai retrouvé Stéphane du coté de Georgetown pour une visite nocturne du quartier. Ce quartier accueille une grande université et bien que certains bâtiments soient très anciens (les petites maisons en retrait du quartier), beaucoup de constructions sont récentes et destinées à accueillir les étudiants et leurs familles. Et vu le niveau de vie du coin, aucun problème pour se balader la nuit, on se sent en sécurité! En revanche, je pense que le quartier mérite une visite de jour également pour mieux en apprécier l’architecture. Ca sera pour un prochain voyage.

Vendredi, j’ai passé ma journée au zoo. Et j’ai eu très chaud… Le thermomètre a flirté avec les 100° et du coup, rester dehors par ce temps demande d’être vigilant sur l’hydratation… Et je dois dire que je suis toujours aussi surprise de voir que le soda est moins cher que l’eau en bouteille sur les sites touristiques. Mais comme il y a beaucoup de fontaines un peu partout, il y a moyen de rester hydratée. La chaleur étant ce qu’elle est, je n’ai pas pu voir certains animaux, qui ne sont pas dans leurs enclos. C’est le cas des gros chats (tigres, lions…), des pandas roux et des ours… C’est dommage. Mais comme le zoo est gratuit, je pourrais toujours y retourner un jour pour essayer de les voir. Et j’ai vu les pandas, dont le bébé BeiBei qui est né il y a presque un an maintenant! Ils n’étaient pas non plus dans leurs enclos. De toutes façons, quand on voit des soigneurs et/ou des visiteurs dans les enclos extérieurs, à part pour la tortue, on peut se dire que l’animal est ailleurs.

Et oui, le zoo fait partie du Smithonian et est donc gratuit. Sauf le parking, qui est payant (10$). Et le plan du parc (5$). Parce que oui, le musée est gratuit, mais il faut bien qu’ils se financent quelque part (dixit l’hôtesse de l’accueil à qui j’ai demandé un plan). Oui, je comprends le besoin de financement. Mais c’est le seul endroit où il apparaît de manière aussi prononcée, parmi tous les musées du Smithonian que j’ai pu visiter. C’est peut être dû au fait qu’il nécessite plus de fonds (l’entretien des animaux, c’est coûteux), mais la manière dont j’ai été renseignée m’a laissé un drôle de sentiment.

Comme je suis sortie du zoo plutôt tôt, j’ai décidé d’aller voir à quoi ressemblait « Union Station », la gare de Washington. Stéphane m’avait dit qu’ils avaient trouvé ca très bien, et je voulais voir par moi-même! Et en effet, le bâtiment est immense et tout blanc, ce qui donne une impression de grandeur écrasante quand on arrive au pied. Le hall est vaste et plein de boutiques ont été aménagées dans la partie arrière de la gare, mais il s’agit de boutiques plutôt moyen à haut de gamme, donc j’ai simplement admiré les vitrines. Bon, j’ai quand même réussi à trouver un obamacoin, un nixoncoin et un unclesamcoin… Le poids de mes bagages va surtout être constitué par les coincoins… Quoique les jeux prennent de la place aussi. 🙂

La journée s’est terminée avec le tour « Fantômes » d’Alexandria, une balade d’une petite heure au coeur de Old Town pour découvrir les histoires de maisons hantées. C’est une tradition des petites villes du coin visiblement, car elles ont toutes leur petit tour à proposer en fin de journée. Fanny, Xavier et moi avons découvert comment a été créé le Bloody Mary, qu’il faut vérifier quand on ouvre un pot de cornichons et qu’il est recommandé de ne pas faire les 100 pas en robe de mariée… Je n’en dirai pas plus, je ne veux pas que les fantômes d’Alexandria viennent me hanter!! 🙂

Aujourd’hui, virée à Annapolis, bourgade proche (mais dans le Maryland), très connue puisque d’une part, il s’agit de la capitale du Maryland, et d’autre part, elle abrite l’école des officiers de la marine. Nous espérions échapper à la chaleur étouffante de Washington, mais c’était raté! Cela dit, la petite ville est très sympa et comme c’est bientôt la rentrée des classes, elle grouille de jeunes gens en uniformes accompagnés de leurs familles. J’ai profité de cette escapade pour manger la spécialité locale (du crabe, au crabe), et je reconnais que le pain de crabe est délicieux, avec de gros morceaux de chair blanche dedans… Nous avons également visité le capitole d’Annapolis, où les lois de l’état sont toujours votées. Xavier a attiré mon attention sur un point très drôle : pour voter, ils ont des boutons « Yay » et « Nay » et non pas « Yes » et « No ». C’est amusant de voir qu’une chose très officielle ne l’est plus tellement quand on utilise des mots en « ay »… 🙂

Les photos sont ICI. Préparez vous à voir plein de bestioles… 🙂 Et comme toujours, j’ai plein d’idées pour écrire et une fois devant l’écran, j’oublie tout.

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Retour à Washington

N’en déplaise à Sylvain, il n’y aura pas de récit de galère dans ce billet. 🙂

Donc, me voila revenue à Washington, et sur ces 2 derniers jours (aujourd’hui, j’ai fait shopping, donc pas de photos… 😉 ) j’ai visité un peu Washington (encore). Après avoir récupéré la famille de Stéphane, nous sommes descendus voir la maison Blanche et le Mall. Et nous en avons profité pour commencer le musée sur l’histoire des natifs américains (les indiens quoi). Ce musée est très intéressant car il expose les différentes croyances des peuples indiens et leurs cultures. Géré par des indiens, ce musée est même un territoire indien. Ce qui signifie qu’il n’y a pas de taxes sur les produits achetés à  la boutique du musée. Mais comme nous avons décollé tard et que je suis partie tôt, je n’ai pas vu grand chose de ce musée. En revanche, je confirme qu’il n’y a pas de canards à vendre à la boutique de la Maison Blanche… Mais que l’arrière (ou l’avant, c’est selon, en tout cas, le coté le plus connu) est de nouveau visible. Lors de notre dernier passage, outre le shutdown, les mesures de sécurité étaient beaucoup plus drastiques et donc, nous n’avions pas pu (re)voir ce coté de la White House. Maintenant, un chemin très balisé et très surveillé, permet d’aller faire des photos. 🙂

Je suis partie tôt car je suis allée au cinéma avec Xavier. Voir Suicide Squad… Bon. Mon niveau d’anglais est bon, mais là, j’ai eu un peu de mal à suivre l’australien et quelques personnages qui marmonnent dans leur barbe. Mais rien que pour le ciné, ca valait le coup. Fauteuils en cuir, larges et confortables, et surtout des allées super larges. De la place pour les jambes, me suis je dit! Pratique, pas besoin de se lever si quelqu’un veut passer… Mais en fait, c’est encore mieux que ca. Il y a un petit bouton qui permet d’avoir un support pour allonger les jambes et qui incline le fauteuil. Genre les fauteuils Chateau d’Ax. Et du coup, le spectateur moyen est moins enclin à bouger pendant le film et à parler avec son voisin. Alors certes, le ciné en question est dans un quartier « select » et donc la population à peu près éduquée et plus attentive au film, et du coup, on ressent moins ce coté « papillon » de l’américain moyen, mais je crois que l’installation ajoute à ce coté « tranquillou » pendant la séance…

Sinon, le lendemain, nous avons passé une grosse partie de la journée dans le musée de l’air et de l’espace. C’est de loin le musée le plus populaire pour les familles et du coup, on croise beaucoup d’enfants (y compris en groupes/troupeaux car c’est encore les vacances pour eux). J’ai appris beaucoup de choses (trop de choses…) sur la seconde guerre mondiale, car Stéphane est fan de cette période, tout comme son fils, et qu’il joue à World of Tank et tous les dérivés et connait toutes les machines par coeur… Et comme j’avais oublié ma petite laine (parce qu’il faisait quand même bien chaud dehors), j’ai eu froid toute la journée! Parce que dans ce musée, la clim est réglée sur « cercle polaire ». Je ne vois pas d’autre explications!

Voila… C’est court, mais la fatigue est là (comme je le disais, je n’ai pas le temps d’écrire autant que je le voudrais, et là, il est 1 heure du mat’… 🙂 ), et comme toujours, les photos pour se faire plaisir, c’est par ICI.

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GenCon et retour à Chicago

Alors… Je suis débordée en ne faisant rien. L’effet groupe probablement. A attendre que tout le monde soit prêt (surtout les ados… Si j’étais aussi molle, je comprends que les parents aient crisé à l’époque pour m’emmener en visite), et à ne pas avoir le PC sous la main, je n’ai pas le temps d’écrire et de raconter ma vie ô combien passionnante! Heureusement, je suis revenue à Arlington et je vais reprendre un rythme de visite plus régulier (parce que seule, je peux aller à mon rythme… 😉 )

Je n’ai fait aucune photo de la GenCon. Tout simplement parce que je n’ai pas eu le temps le jeudi et que j’ai voyagé léger le vendredi… Mais c’est énorme et je prévois d’y passer 4 jours l’année prochaine et surtout de loger beaucoup plus près.. D’ailleurs, vu que les dates sont déjà parues, je vais me pencher sur la question de l’hébergement très prochainement…

Le salon est gigantesque et vraiment à l’américaine. C’est à dire qu’avant l’ouverture des portes, il y a des coachs pour inviter les gens à ne pas courir (à Essen, ca court beaucoup pour entrer), et ils sont là, à scander « Do not run » et les participants reprennent en coeur « Do not run » et huent les gens qui essaient de courir. Comme c’est un show à l’américaine, il est possible de s’inscrire pour être sur d’essayer des jeux. Mais les inscriptions sont payantes (2$ la partie) et à heure précise. Et ne sois pas en retard, sinon ta place est perdue… Mais les exposants, la plupart américains, sont très accueillants et très ouverts et prêts à discuter. Nous avons rencontré (avec Stéphane) la plupart des éditeurs que nous voulions rencontrer et nous avons même réussi à faire une partie de « Colony », un des prochains jeux de Béziers Games. Parce que oui, il est possible de jouer gratuitement aussi. Chaque exposant du « Exhibit Hall » a sur son stand des tables sur lesquelles des jeux sont installés. Mais dans ce cas, il faut faire la queue (comme à Essen ou à Cannes) pour attendre qu’une table se libère pour tester le jeu.

Il y a également un espace prototype où les visiteurs peuvent tester les jeux de demain. Il suffit de s’inscrire à une session de 2 heures (gratuite) pour pouvoir s’asseoir et tester les jeux. Bien sur, ceux qui veulent juste regarder sont les bienvenus… C’est comme ca que j’ai pu voir à quoi aller ressembler le jeu « Sharknado », bientôt sur Kickstarter, et discuter avec les 2 auteurs. C’est fou comme la culture est différente entre la France et les Etats-Unis. Etant fan des films, j’étais curieuse de savoir leur cheminement de pensée (la mécanique avant le thème, ou l’inverse, ou les 2 en même temps, et la franchise??) et en posant une question sur comment ils avaient fait pour avoir la franchise, j’ai eu un exposé de 5 minutes sur toute leur réflexion, leur processus, et surtout des conseils sur qui contacter et comment présenter mon projet… Vraiment différents quoi!

Coté cosplay (ces gens qui se déguisent en personnage de livre, film ou jeu vidéo), il y en a. Peu le jeudi, on commence à en voir de plus en plus le vendredi, jusqu’au défilé le samedi après midi. Des espaces sont prévus pour que les cosplayeurs posent pour être pris en photo sans gêner le passage et ils se pretent facilement au jeu. Et certains costumes sont très élaborés! Et la GenCon organise même des conférences sur le sujet : « Comment se maquiller », « cosplay à coût réduit »… Bref, les cosplayeurs/euses sont les bienvenus/es et tout le monde se retourne sur leur passage.

La GenCon, c’est une expérience unique, mais fatigante. On marche beaucoup, on piétine souvent, on est bousculé, on traîne des sacs lourds… Mais j’ai tellement hâte d’y retourner!! Et non, je n’ai pas acheté le chapeau Tardis. Une oeuvre magnifique à plus de 300$… Il faut savoir rester raisonnable et du coup, j’ai préféré acheter des canards en plastique. Meme si le plus beau reste celui que j’ai trouvé dans ma douche en arrivant à Arlington (merci Fanny!!)

Donc, avec un pincement au coeur, nous sommes repartis vers Chicago. Certes, la ville est magnifique, mais nous aurions bien passé une journée de plus à Indy et à la GenCon. Nous avons quand meme fait un petit tour de la ville avant de partir et vu le monument hommage aux soldats morts dans les différents affrontements, et les quelques rues historiques d’Indy. Mais globalement, la ville vit pour les Colts et pour les conventions qui passent (dont la GenCon).

A Chicago, nous avons à nouveau fait de la visite de ville extérieure. Parce que la mise en route du groupe est toujours compliquée, et aussi parce que nous avons profité du beau temps! Donc, le soir de notre retour, nous avons été nous balader du coté Sud du parc bordant le lac Michigan. On y trouve un planétarium, un aquarium et le musée d’histoire naturelle… Les facades et extérieurs sont juste magnifiques et, pour ne rien gacher, on passe par la plage sud, et on a pu voir que l’eau était tout à fait supportable. Du coup, le lendemain, nous avons décidé de retourner voir le « bean », oeuvre d’art en forme de haricot, qui est tapissé de miroirs…. Cela donne un effet saisissant et une nouvelle perspective. Et comme c’était dimanche, il y avait beaucoup de monde, dont des danseuses en train de se prendre en photo, pour leur book probablement. Un spectacle original qui fait bien plaisir! Et nous avons ensuite été à la plage. Ca a un coté surréaliste de se baigner au pied des buildings… Bon, moi, j’ai juste trempé mes pieds (et mon short), parce que mon maillot était resté à Washington…La plage (enfin une des plages, la première que nous avons rencontré) se situe au nord du Navy Pier, espace aménagé pour accueillir la foule du week end qui veut admirer le lac et faire des balades en bateau. Bien qu’un peu béton, la promenade est sympa, et la vue d’une patinoire à son entrée (alors qu’il fait un soleil de fou et environ 35°) m’a fait me poser de grandes questions sur l’écologie dans ce pays. Mais bon. La journée s’est terminée par une balade le long de la rivière, une autre manière de découvrir la ville.

Bien sur, nous avons testé la spécialité : la pizza « deep dish », créée par un italien après la 2nde guerre mondiale, pour remercier les GI de leur effort. C’est une pizza à pâte épaisse, recouverte d’une épaisse couche de sauce tomate (d’environ 5 cm, la hauteur du plat) et de fromage. Le reste de la garniture est à la discrétion de ceux qui passent la commande (mais les champignons ne font pas partie de la pizza traditionnelle… Oui, je suis avec des italiens…). Je ne suis pas fan, il y a trop de sauce tomate.. Je préfère la « buttercrust », qui est similaire, mais avec une pate plus croustillante et moins de sauce tomate. Et comme ca met du temps à se préparer, nous avons eu le temps de faire une partie de « Timeline America ». J’ai dit que nous étions joueurs?! ^^

Et comment terminer cet article dans lequel j’ai surement oublié mille et un détails sans parler de la galère de l’avion du retour? Non, nous n’étions pas sur Delta (ouf!), mais quand j’ai voulu nous enregistrer en ligne pour le lendemain, ca disait de contacter le service « Réservations ». Même s’il était 11h du soir, le service est ouvert H24, donc j’appelle… Et là, j’apprends que la réservation a été annulée… La dame regarde, cherche et en fait, m’explique que le paiement a été refusé (j’avais atteint mon plafond de paiement à ce moment là) et que du coup, les billets n’ont jamais été émis. Sauf que je n’ai reçu aucun mail dans ce sens à ce moment là et que quand je consulte ma réservation, elle m’annonce « garantie et confirmée ». Je dois contacter mon agence de voyage pour trouver une solution. Sauf qu’il est 5h du matin en France et que je n’ai pas d’agence, puisque j’ai réservé sur le site d’American Airlines français. Nous en sommes là quand ca coupe. Parce que oui, quand on appelle les numéros en 0800 à partir d’un portable, ca coupe au bout de 30 mn (je n’ose pas imaginer ma note de téléphone). Je rappelle et je tombe sur une autre personne qui regarde et me dit la même chose, mais plus rapidement. Il regarde, me dit que c’est ok et que je pourrai payer le prix des billets le lendemain à l’aéroport sans frais supplémentaires. Il doit me donner une référence au moment où ca coupe… Oui, déjà 30mn… Du coup, je rappelle, et j’ai la confirmation que tout est ok, je dois payer le lendemain au comptoir au moment de l’enregistrement des bagages et tout ira bien. J’ai dormi 4 heures, en imaginant tous les scénarios qui pouvaient poser problème! Mais arrivés au comptoir, tout s’est presque bien passé! Nous y avons passé environ 45mn et je suis passée par beaucoup d’états (entre le fait que l’hotesse ne savait pas combien nous facturer, le fait que le tarif d’il y a 2 mois n’existait plus qu’il fallait payer un supplément de 80$ par personne), pour au final récupérer des billets au prix réservé il y a 2 mois et pouvoir embarquer et arriver à l’heure prévue… Que d’aventures dont je me serai bien passée! Mais il y avait bien longtemps que je n’avais pas eu un plan loose comme ca. Ca ne me manquait pas et j’espère être tranquille pour un moment maintenant!

Les photos sont ICI (et oui, j’ai été obligée de changer et de passer à Google Photos) et la suite des aventures washingtoniennes bientôt. Où je vois la maison blanche et où je vais au cinéma…

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En vrac….

En vrac, nous avons repassé quelques heures dans Chicago Downtown et je dois dire que cette ville ne se raconte pas, elle se vit. Nous nous sommes trompés de métro et avons avancé vers le sud de Downtown, et nous avons vu des fresques très intéressantes sur les murs des immeubles. Impossible de les prendre en photo, il va falloir aller là bas pour les voir! 🙂

Et nous avons fait la route pour aller à Indianapolis (enfin nous logeons à Bloomington), mais voila… La GenCon! Aujourd’hui, c’était Trade Day, réservé aux professionnels, avec des conférences un peu partout sur le jeu, sur les sorties des éditeurs. J’ai assisté à celle de Upper Deck, et c’est très intéressant de voir comment les problématiques des boutiques de jeux sont les mêmes qu’en France, les problèmatiques des éditeurs, mais pas distributeurs, sont les mêmes, et qu’ils n’ont aucun problème à parler d’argent au cours de ces réunions publiques… Et c’est grand… Immense… Je ne suis pas sure de faire un compte rendu de ce que nous allons faire (parce qu’on va travailler aussi), mais je posterai les quelques photos que je ferai! 🙂

Les photos, comme d’hab, par ICI.

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Windy City

Et voila, je suis à Chicago. La ville des Incorruptibles, la ville des Bulls et la ville de Barack Obama! Oui oui, tout ca! Et d’Hillary aussi… Alors il faut savoir que l’équipe de basket a été nommée « Bulls » en rapport aux abattoirs situés au nord de la ville, et qui ont fait sa fortune. En revanche, aucun rapport pour les White Soxs (baseball) et les Bears (football américain). Et aussi, la ville est surnommée « Windy City », non pas à cause du vent qui souffle en provenance du lac Michigan, mais parce qu’en argot, cela signifie « brasser du vent ». Or, Chicago a longtemps eu une réputation de ville sur laquelle on ne pouvait pas compter. Par exemple, l’exposition universelle de 1892 s’est tenue en 1893 parce que les batiments pour accueillir les expositions n’étaient pas prêts! Alors bien sur, la municipalité essaie de faire oublier ce surnom, mais c’est difficile.

Chicago est aussi l’une des plus belles skyline que j’ai pu voir (et j’en ai vu un paquet…). La ville présente de nombreux gratte-ciels, dont la fameuse Willis Tower (anciennement Sears Tower, renommée suite au rachat par le groupe Willis de la tour). Cette tour est connue car elle a été pendant 20 ans la tour la plus haute du monde! Elle fut détronée par les tours Petronas, et a même perdu son statut de tour la plus haute des USA depuis l’érection de la tour « One world Trade Center », à New York City, sur le site du World Trade Center. Chaque gratte ciel a sa propre architecture et cela donne à la ville un cachet unique qui étonne à chaque détour de rue.

Stephane (et ses enfants) et moi nous sommes donc retrouvés à l’aéroport pour passer quelques jours ensemble. Nous résidons dans un ancien quartier industriel (d’où la présence de plein d’auberges de jeunesse), actuellement en cours de transformation. Ce qui en fait un quartier bobo très à la mode! La réhabilitation essaie de conserver au maximum les façades des usines et entrepôts, et seul l’intérieur est transformé en lieu d’habitation (avec les inconvénients que cela comporte, comme par exemple une mauvaise isolation phonique à l’intérieur du bâtiment). Et le meilleur endroit pour admirer cette transformation est de parcourir le chemin sur l’ancienne voie de chemin de fer qui surplombe le quartier et qui permet de flaner (entre 2 vélos et 3 coureurs) au calme.

Bien sur, Chicago, c’est aussi la ville de la pizza et c’est la raison pour laquelle nous avons pris notre premier repas dans une pizzeria proche de notre hébergement. Alors bon… Stéphane est italien, et du coup, pour lui, ce qu’on a mangé, ce n’est pas de la pizza. Mais c’était bon quand même! Je dois reconnaître que la pizza de 28″, c’est assez impressionnant quand ca arrive sur la table. Nous en avions commandé 2 pour nous 4 et nous en avons mangé une et demi. C’est morfale, un ado et nous en avons 2…. 🙂 Mais ici, c’est très commun de demander un doggy bag, et nous sommes repartis avec nos quelques parts restantes. Vivement que ca se démocratise en France, cette pratique! Mais c’est une question de mentalité, comme toujours!

Le lendemain, nous sommes partis (assez tardivement, l’inertie du groupe…) nous balader à « Downtown », le centre ville. Et nous avons commencé par prendre « le loop », le métro aérien qui fait le tour du centre. On parle du « loop » dans une chanson des Blues Brothers et je comprends mieux les paroles, du coup… Nous avons erré dans les rues, en admirant les facades et bien sur, puisque Stephane est encore plus joueur que moi, nous avons été visiter la boutique de jeux locale. 🙂 Les boutiques spécialisées sont assez rares aux USA, car la vente de jeux se pratique également dans les librairies (Barnes and Nobles en tête), et dans les grandes surfaces (Target, Walmart, etc.) J’ai même réussi au cours de cette balade à trouver des jeux introuvables en France (Love Lettre Batman, Phase 10…). La visite à la GenCon va être un carnage… 🙂 Mais revenons aux facades. Tout à commencé à cause d’une vache, qui a donné un coup de pied dans une lampe à huile et a donc déclenché un incendie qui a détruit la majeure partie de la ville. Depuis, Chicago construit et détruit périodiquement… Par exemple, les bâtiments construits pour l’expo universelle (et qui ont été terminés en retard) ont tous été détruits dès la fin de l’exposition…

Nous ne sommes pas montés en haut de la Willis Tower, pour l’instant, car le coucher de soleil doit valoir le détour, mais hier soir nous avons passé une partie de la soirée dans le Millenium Park, grand parc accueillant une fontaine particulière, une sculpture nommée « le haricot », qui reflète les environs, et surtout un pavillon musical. Et comme il y avait justement un concert hier soir, nous avons profité du beau temps pour écouter de la musique locale et observer les visiteurs. C’est amusant de voir les américains sortir leur pique nique à base de fromage, crackers, et vin californien en bouteille d’un litre et demi.

J’ai surement oublié plein de choses mais les photos vous donneront une meilleure idée de tout ca! Les photos! Aujourd’hui, nous partons pour Indianapolis…. Joie et excitation!!

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En direct de Ronald Regan Airport

La première partie de l’escapade virginienne se termine et j’écris ces lignes en direct de l’aéroport Ronald Regan. Direction Chicago, puis Indianapolis… Yeah baby!!

Et en fait, je n’ai pas grand chose à dire sur cet aéroport. L’architecture est assez particulière, mais il est impossible de prendre des photos de l’extérieur et avec la psychose ambiante, le passage de la sécurité est toujours un moment tendu. D’autant qu’ici, ils ont des scanners corporels complets… Et finalement, il y a toujours autant de râleurs dans les files d’attente!

Et bien sur, il va y avoir de nouveaux joueurs sur les photos! 😉

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2 jours à Downtown, et plus si affinités

Ma vie est passionnante, ma vie est trépidante et du coup, je n’ai pas pris le temps de blogguer ces 3 derniers jours. Je vais donc réparer cette erreur. Attention, ca veut dire un article très long et sans photos dedans (mais comme toujours, un lien à la fin pour toutes les photos! 😉 )

Jeudi et vendredi, j’ai passé la journée du coté de Downtown, ou juste à coté. Downtown, c’est là où globalement le Mall (avec Abe, le Washington Monument, la reflection pool et autres points d’intérêt que  nous verrons peut être plus tard), et Pennsylvania avenue, la grande artère qui relie Le Capitole à la Maison Blanche. Les 2 organes du pouvoir… Et c’est sur cette avenue que les défilés sont faits.

Donc, jeudi matin, de bonne heure (merci le décalage horaire…), j’ai pris mon appareil, ma carte de métro et j’ai pris le bus pour aller au Pentagone. C’est la classe non? Bon, c’est surtout un arrêt de métro qui permet d’accéder au cimetière d’Arlington. Qui n’est pas à Downtown (yen a un qui suit…). Mais il est séparé de Downtown par le Potomac (la rivière qui traverse Washington), et est visible depuis le monument d’Abraham Lincoln. Et comme nous sommes encore en plein dans une vague de chaleur, j’ai écouté les conseils de Fanny qui m’a dit « Vu le temps, tu devrais commencer par le cimetière, tu auras moins chaud ». Oui, c’est sur, j’ai eu moins chaud… Mais qu’est ce que j’ai eu chaud quand même!! ^^’

Or donc, Arlington est le cimetière militaire le plus visité des touristes, puisqu’on y trouve quelques tombes de renom, comme celle des Kennedy, ainsi qu’un hommage aux victimes des navettes Columbia et Challenger. Il a été créé juste après la guerre de sécession, la fameuse où les Etats Unis, cette nation toute neuve, s’est déchirée sur le sort des esclaves. Les états du Sud ont pris les armes car ils voulaient conserver leur privilège d’exploiter les êtres humains issus d’Afrique et leurs descendants. Les états du Nord, sous la houlette du président Abraham Lincoln, ont mené une guerre pour que justement, l’esclavage soit aboli. Cette guerre a été un drame et est toujours vivace dans les esprits. En Virginie, le drapeau des confédérés est très prisé (enfin un peu moins depuis Charleston…) et ils sont fiers de cet héritage. Et parmi les grandes figures du conflit coté confédéré, on trouve le Général Lee, dont la propriété se situe justement à Arlington. Arrivé tardivement dans la guerre, il a tenu tête à l’Union en étant en infériorité numérique et a même réussi à obtenir quelques victoires dès son engagement (enfin d’après ce que j’ai pu en lire au musée). Juste après la guerre et la victoire de l’Union, il a été décidé saisir les terres de Lee, afin d’éviter qu’elles ne deviennent un lieu de pèlerinage. Peu de temps après, le domaine fût transformé en cimetière pour les milliers de soldats tombés, peu importe leur camp, et une tombe pour les soldats inconnus de ce conflit est toujours visible à coté de la maison de l’ancien propriétaire des lieux. Et mis à part ces quelques points d’intérêt, le cimetière en lui même ne vaut pas une visite complète. Autant, au père Lachaise, chaque caveau et chaque tombe est différente et se promener pour admirer les différents styles à du sens, autant à Arlington, ce n’est pas le cas (et non, Juliette… Je n’ai pas eu de fou rire cette fois ci…). Il y a quelques pierres tombales qui diffèrent, la partie la plus ancienne du cimetière, mais sinon, ce sont des rangées et des rangées de stèles blanches, toutes de la même taille, posées bien alignées… J’ai dit que c’était un cimetière militaire?

Donc, j’ai suivi la foule pour aller d’abord voir la flamme éternelle qui brûle pour les Kennedy, puis j’ai visité la maison des Lee, où l’on peut voir quelques vestiges de la vie d’avant la guerre, et mes pas m’ont guidé vers l’autre point d’intérêt, et la raison d’autant de visiteurs : la tombe du soldat inconnu, qui commémore les soldats tombés durant la Ière, la IIème guerre mondiale et la guerre du Vietnam. Elle est gardée jour et nuit par un soldat, et la relève de la garde a lieu toutes les heures (demi-heures entre avril et octobre) et est un moment « émouvant », d’après le guide. En effet, les américains sont très émus et ont un profond respect pour leurs vétérans et leurs soldats morts au combat. J’en avais (rapidement) déjà parlé lors de notre passage à Bedford, et j’en ai eu la confirmation lors de cette cérémonie. Tout commence par le superviseur qui arrive et tout le monde se lève. Il demande que tout le monde se lève (mais c’est déjà fait) et que le plus grand silence soit respecté. Et ca sera le cas tout le long du cérémonial, à part quelques reniflements étouffés. Je passe sur les 5 minutes pendant lesquelles le superviseur inspecte l’arme du soldat qui vient relever son collègue, car c’est vraiment tout une chorégraphie orchestrée au millimètre, avec un bon nombre de rotations de la-dite arme. Puis le soldat qui était en faction repart avec le superviseur pendant le nouveau commence ses allées et venues devant la tombe. Après ça, je suis allée voir les monuments commémoratifs des astronautes avant de reprendre le chemin du métro et de la fraîcheur… Parce que oui, le métro est vraiment climatisé ici, comme tous les bâtiments. Et qu’on ne me parle pas de réchauffement climatique, je suis bien contente de pouvoir dormir au frais et donc être reposée le matin au réveil. Ça aurait même tendance parfois à être un peu trop fort, ce qui a amené Fanny à se balader avec un pull. Toujours. Surtout en été où il fait une chaleur écrasante à l’extérieur, mais où on se pèle dès qu’on entre dans un bureau.

La suite du programme de la journée, c’est le musée du journalisme, le Newseum. Je suis désolée, ami lecteur, si tu ne parles pas anglais, mais les photos des citations ne seront pas traduites (oui, je suis une flemmarde. 🙂 ). Ce musée est assez onéreux, même si le billet est valable 2 jours, mais sa visite vaut le détour. Ce musée met en perspective beaucoup de questions qu’on peut se poser sur les médias d’hier et d’aujourd’hui et sur l’engagement journalistique demandé au début, il y a quelques années et aujourd’hui. Il y a beaucoup d’expos temporaires et j’ai donc pu voir celle consacrée à la couverture de la guerre du Vietnam et à la manière dont les journalistes étaient traités. Et journaliste de guerre, ce n’est pas une sinécure. Les journalistes étaient avec les soldats, au cœur du front, à faire toutes les manœuvres avec eux, sans avoir aucune protection que les journalistes d’aujourd’hui ont : l’identification d’être un média. Cela dit, ça ne protège pas beaucoup plus aujourd’hui, quand on voit le nombre de journalistes tués en 2015 (au 2ème étage du musée, avec Charlie Hebdo en première ligne)…. J’ai également visité la rétrospective du prix Pullitzer et ces photos marquantes prises sur le vif d’hommes et de femmes. Et tout au long de la visite de cette expo et du musée, plusieurs questions ont tourné dans ma tête. La première, c’est « Qu’est ce qui pousse un être humain à appuyer sur un bouton plutôt que de prendre part à l’action? Qu’est ce qui pousse quelqu’un à dégainer son téléphone avant d’aller prendre part à ce qui se passe? ». Je me suis posée la question en janvier 2015, avec les vidéos du gars avait filmé l’arrivée des frères Machin en voiture de police, je me suis posée la question le matin même pendant la relève de la garde, que j’étais la seule à ne pas filmer ou photographier (pour profiter de l’instant, pour ne pas le spoiler avec des considérations comme « est ce que j’ai le meilleur angle de vue? »), et je pense que je continuerai à me poser la question. Mais j’ai eu un élément de réponse en regardant le témoignage des journalistes ayant couvert le 11 Septembre 2001. Une tragédie moderne, qui a donné lieu à une nouvelle manière de faire du journalisme (mais c’est un autre débat). Ces journalistes, qui ont continué à faire leur travail, ce pour quoi ils se sont formés, l’ont fait globalement de manière automatique. Dépassés par l’ampleur de l’événement, ils se sont mis en « pilote automatique », et ont fait ce qu’ils savent faire sans y penser. Un peu comme les professions médicales (ambulanciers, médecins, etc.) qui doivent prendre du recul pour ne pas se laisser déborder par les situations qu’ils rencontrent chaque jour.

Ensuite, je me suis demandée ce que la presse était devenue. Les citations posées ça et là font référence au 1er amendement de la constitution, relatif à la liberté d’expression, de la presse, de religion et autre. Et stipulent que la presse se doit d’être libre pour pourvoir informer, et se doit également de pouvoir garder l’anonymat de ses sources. Et j’ai pensé à Wikileaks et Edward Snowden, obligé de s’exiler en Russie suite à ses révélations, ainsi qu’à tous les scandales financiers et la loi qui vient de passer en France qui met ce point en danger. J’ai pensé aussi à cette course que se livrent les médias pour être les premiers à couvrir la dernière tragédie en date et combien je ne supporte plus les chaînes d’info en continu qui parlent pour ne rien dire… Et je me suis également souvenue m’être posée le même genre de questions en regardant la série « Containment », où l’on parle de la mise en quarantaine d’une partie de la ville d’Atlanta et de la manière dont l’information est traitée. Entre les autorités qui ne diffusent que des bonnes nouvelles et les sites indépendants qui dévoilent tout sans filtres, quitte à déclencher des mouvements de panique, le juste milieu est finalement difficile à trouver!

Bref, j’ai passé presque 5 heures dans les 6 étages de ce musée, à me poser beaucoup de questions sur la société médiatique actuelle et sur ce que j’en attendais. Il est facile de perdre la notion du temps dans ce musée, et heureusement, il ferme à 5 heures, ce qui m’a permis de rentrer juste à temps pour ressortir avec Fanny et Xavier pour aller au petit théatre d’Alexandria voir « West Side Story ». C’est vraiment une expérience exceptionnelle que de voir des acteurs/chanteurs/danseurs évoluer sur scène, avec un orchestre live! J’ai eu l’occasion d’aller voir le film Nosferatu (1922) au cinéma avec un accompagnement live et c’est vraiment une expérience unique, avec des sensations particulières que j’ai pu retrouver pendant la soirée! D’autant que cette comédie musicale, tout comme Starmania, n’est pas qu’une succession de chansons comme les comédies musicales modernes, mais demandent aux acteurs de savoir jouer en plus du chant et de la danse! Et puis ça a permis de terminer la journée sur une note plus légère. 🙂

Vendredi, journée musée à nouveau, en commençant par un rapide tour dans Chinatown (qui globalement est un gros carrefour et 2 blocks autour), et me rappeler de la grande arche qui marque son emplacement. A priori, la ville essaie de racheter les appartements du coin pour rénover le quartier, ce qui va encore réduire la taille de Chinatown. Moralité, mieux vaut aller à New York ou San Francisco pour un quartier plus « authentique ». 😉

Ensuite, j’ai visité le National Building Museum, grand musée plein d’expos temporaires sur l’urbanisme en général. Bon, là, l’expo principale est liée aux icebergs et permet de se cultiver un peu sur ces mastodontes des mers. Le site est construit de manière à intéresser les enfants et les amuser, et ce musée est un rendez vous familial. Il vaut donc mieux le visiter en début de journée, quand il y a moins d’enfants à courir partout! L’accès au batiment est gratuit, seules les expos sont payantes. Et j’ai dégainé ma carte étudiant (comme la veille au Newseum) pour payer mon entrée. Il n’y a pas de petites économies! D’autant que beaucoup de musées dépendent du Smithonian et sont gratuits, mais les musées payants sont très chers! J’ai pu découvrir, au cours de mes déambulations, de magnifiques photos des paysages américains (que je n’ai pas pu photographier car les photos étaient interdites…), une exposition sur les monuments à faire soi-même en papier, une exposition sur l’évolution des maisons de poupées, et une retrospective sur les l’urbanisme américain et la construction du foyer.

L’exposition sur les maisons de poupées montre l’évolution du rôle de l’objet au cours du temps. D’abord destiné à la maîtresse de maison pour ranger ses objets de valeur, elle devient jouet pour la petite fille pour lui apprendre à tenir sa future maison. Un peu comme les garçons jouent au soldat de plomb pour apprendre à devenir des stratèges, ou jouent au jeu de l’oie pour apprendre les blasons importants des familles nobles. Mais j’ai trouvé l’exposition sur les modèles en papier (photos interdites) tellement intéressante! C’est fou ce que les journaux et autres créateurs de jeux pouvaient proposer comme modèles à réaliser. Entre le château du moyen âge, les monuments célèbres et une centrale nucléaire, on n’a que l’embarras du choix! Ce passe-temps a été très populaire dans les années 1980, et du coup, le musée à beaucoup de matériel à sa disposition. C’est un passe temps qui demande de la minutie et de la précision. Il faut découper très précisement chaque morceau du modèle, puis les assembler les uns avec les autres avec de la colle pour obtenir un résultat parfait (et fragile. 🙂 ).

Une fois mon tour terminé, je suis sortie pour aller vers le National Portrait Gallery, à 2 pas. Et comme c’était l’heure de déjeuner, j’ai suivi les conseils du guide en me cherchant un pique nique à apporter dans le dit musée, puisque la verrière au centre est l’endroit idéal, parait il. Et là, bim… je suis tombée sur la rangée de foodtruck qui n’attendait que moi (et tous les travailleurs du coin). Je n’ai pas hésité longtemps à me prendre un repas à emporter (cheesesteak, pas la spécialité du coin, mais qu’importe!) et à suivre les gens pour trouver un coin pour déjeuner. Après quelques appréhension en entrant dans le musée avec mon déjeuner à la main, mais en suivant d’autres personnes qui faisaient de même, je me suis retrouvée dans ce havre de calme situé au coeur du National Portrait Gallery. C’est vaste, c’est frais, c’est calme… Et il y a d’autres personnes qui prennent des poses pas possible pour prendre LA photo avec LE meilleur angle (je me sens moins seule, d’un coup… 🙂 ). J’ai ensuite perdu la notion du temps dans le musée, qui regroupe d’un coté les portraits des plus grands américains (dont une galerie entièrement consacrée aux présidents américains), réels ou imaginaires, puisqu’on est accueillis par Kevin Spacey dans son rôle dans la série « House of Cards »; et d’autre part toute une collection d’art d’artistes américains. Il est intéressant de constater que la plupart des artistes noirs est allée en Europe pour développer leur art car aux Etats Unis, ils n’étaient pas reconnus. Entre Hopper et Babe Ruth, j’ai eu un aperçu de ce qui compte pour les états-uniens d’aujourd’hui. Et en particulier, la guerre de sécession, qui a un étage quasiment pour elle toute seule (en terme de portraits). Bref, une après midi à déambuler dans ce musée (gratuit) et à faire des photos un peu partout, et me voilà revenue à Arlington pour une soirée tranquille pour préparer la journée d’aujourd’hui.

Parce qu’aujourd’hui, Xavier et Fanny ne travaillent pas. Et du coup, nous en avons profité pour passer du temps ensemble. D’abord, nous avons été visiter le musée Kreeger, la collection d’art privée de M. Kreeger, un industriel de la fin du XXème siècle. Cet industriel a décidé d’acheter des œuvres d’art pour son propre plaisir (et non pas, je cite, comme un investissement), et la collection est dorénavant ouverte au public. C’est un peu comme Hillwood Estate, visité il y a 3 ans, et contenant la collection privée de Mme Hillwood. Le musée est ouvert les vendredi et samedi uniquement et fermé en août. Aujourd’hui était donc la journée idéale. Nous avons ainsi admiré des Picasso méconnus et des œuvres d’art impressionnistes ou contemporaines. Avec ces visites de musée, je suis en train de faire mon éducation artistique et même si j’ai toujours autant de mal à reconnaître la patte d’un artiste (sauf Picasso, mais c’est facile), je suis de plus en plus sensible aux œuvres. Mais je ne comprends toujours pas grand chose à l’art contemporain. Nous avons fait un bref saut à au zoo pour voir les sculptures faites à partir des déchets récupérés sur le rivage, et je sais que ce zoo mérite un passage plus long. Comme il est gratuit, j’y retournerai lors de mon 2ème passage à Washington et nous avons terminé notre balade par une « escape room », à Georgetown. Et force est de constater que ca n’est pas du tout comme celles que j’ai pu faire en France. Déjà, ils ne donnent pas d’indices au cours de la session (sauf si on en demande via un magnifique téléphone rouge en bakélite). Ensuite, il y a un peu moins de mise en contexte. Globalement, là, nous devions juste trouver le code de la porte, mais aucune idée de pourquoi nous nous serions enfermés dans cette pièce. Enfin, il faut signer une décharge comme quoi nous nous engageons à ne pas poursuivre la société en cas de chute, blessure ou autre… Bon, nous n’avons pas réussi à sortir dans les 45mn imparties, mais sur 5 personnes, 3 étaient françaises d’origine et malgré un très bon niveau en anglais, certains jeux de mots restent obscurs pour nous (par exemple…). Mais l’expérience était très intéressante et je suis heureuse que Xavier et Fanny m’aient proposé de participer!

Je conclurai cet article avec 2 points. Le premier, c’est que je suis prête à devenir américaine. Je mange des bagels au petit déjeuner, au déjeuner aussi… Je n’ai pas peur des food trucks et j’aime les cookies. Et je lis les BD du Washington Post… Le second, c’est que je n’en ai pas parlé avant, mais chaque musée à sa boutique. Et le passage à la boutique est une étape importante de la visite du musée. Chaque boutique propose un assortiment d’objets liés au musée, mais aussi des choses qui n’ont rien à voir. Et souvent, on trouve des choses pour les enfants (surtout du légo, mais pas que). Et bien que je n’achète rien, j’aime passer dans la boutique avant de repartir, car c’est aussi dans ces endroits qu’on s’imprègne de la culture. Et pour les férus de livres, c’est ici qu’on trouve des oeuvres originales, introuvables ailleurs, qui complètent une bibliothèque à merveille. Par exemple, le livre sur les toilettes remarquables dans le monde est le livre qui m’a attiré l’œil au National Building museum, et pour lequel je n’ai pas encore craqué… 🙂

Cet article ayant été écrit en plusieurs fois, je te prie, cher lecteur, chère lectrice, d’excuser les petites incohérences et le manque de lien qu’il peut y avoir… Le lien vers les photos est ICI.

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Alexandria – 3 ans après

Ou presque… Et oui, fin septembre 2013 j’avais fait escale à Alexandria pour quelques jours dans le cadre du tour du monde à l’origine de ce blog (Pour rappel, les articles sont lisibles ICI et ICI). Et en 2016, me voila de retour aux US.

Parce que oui, mardi matin, j’ai repris le chemin de l’aéroport pour aller passer environ 3 semaines sur le sol américain, manger des pancakes, des cupcakes et des burgers. Aller voir Abraham (parce que la dernière fois, il était en vacances), et aussi visiter Chicago (un peu), aller à la GenCon (un peu) et surtout profiter du fait que je ne suis plus bloquée à Cholet!!! 🙂

Bon, je ne vais pas parler de la préparation des bagages, au cours de laquelle j’ai failli oublier (dans le désordre), l’adaptateur, la multiprise, mon passeport, mon ipod (que j’ai vraiment oublié, pour le coup), l’adaptateur (encore), ma trousse de toilettes, mon visa, l’adaptateur… En revanche, j’ai pensé au guide. Mais impossible d’en trouver un qui colle à ma destination, j’ai donc du passer acheter le guide de Washington en quelques jours et Chicago en quelques jours avant de partir… Pour en fait me faire rappeler que le guide en question avait été offert/abandonné à Fanny et Xavier pour alléger les bagages il y a 3 ans… Tu m’étonnes que je ne trouvais rien dans la bibliothèque!

Je ne vais pas non plus parler du voyage sans encombres, mais avec un peu de turbulences, parce que je n’ai rien à dire. A part une particularité : j’ai voyagé avec Aer Lingus et j’ai donc fait escale à Dublin. Or, le passage de la douane et tous les contrôles faits pour entrer sur le sol américain sont fait à Dublin et non pas à Washington. Le bon coté de la chose, c’est qu’il n’y a pas de queue! En temps normal, à l’arrivée à Washington, tous les passagers de tous les vols doivent passer par le même endroit, ce qui génère en moyenne une heure de queue. En faisant tout à Dublin, j’ai zappé cette partie un peu pénible du voyage. L’inconvénient, c’est que je n’ai pas pu prévenir mon comité d’accueil (Fanny et Xavier) que je ne passais pas la douane, et du coup, nous avons eu du mal à nous retrouver! Bon, la fin de l’histoire est heureuse, puisque nous avons réussi à nous retrouver (merci la technologie et les téléphones portables) et à rentrer à Arlington. Et oui, Alexandria c’est fini, bonjour Arlington (bon, en pratique, c’est à 5 minutes à pied de leur ancien appart, mais peu importe!) Et nous sommes arrivés juste à temps pour le diner : des pancakes… Ils me connaissent bien. 🙂

USAPower

Pas de doutes, je suis aux US

Et aujourd’hui, puisqu’ils travaillent, j’ai pris le bus, comme une grande, pour rejoindre « Alexandria old town », la vieille ville. Bien sur, j’ai mis des vêtements légers, puisqu’il fait plus de 100° ici (oui oui! les barbares!! 100° F bien sur), j’ai pris mon « tote bag » (imprimé avec le drapeau américain), mis l’appareil photo dedans, et zou, me voila partie. A priori, et de ce que j’ai pu en voir, Georges Washington est une grande figure de la ville, puisqu’il y a un musée qui lui est consacré et une taverne où il a mangé (!!). Je n’ai pas encore visité le musée, et nous y retournerons avec Fanny et Xavier, mais ça augure du bon, je vous le dis!!

Sinon, cette visite de la ville m’a permis de me revoir des endroits symboliques, comme le Torpedo Art Center, ancien entrepôt reconverti en plein de studios dans lesquels des artistes travaillent, exposent et vendent leur œuvres. Bien sur, ils y passent un temps considérable et donc le prix est proportionnel au temps passé. Du coup, tout ce qu’on trouve la bas est hors de mon budget. J’ai pris le temps de discuter un peu avec une artiste découpeuse de papier, qui fait des choses magnifiques, et qui m’a expliquer passer entre 70 et 80 heures sur des pièces format A3. C’est magnifique, et tellement prenant quand elle travaille… (Et je sais, quand je faisais de la mosaïque, j’y passais aussi beaucoup de temps!).

J’ai passé la journée à déambuler dans cette petite ville, le long de King Street, en dégainant l’appareil photo régulièrement, pour immortaliser cette balade. Et en évitant les charmantes personnes voulant ma signature (ou mon argent, je ne sais pas, je ne leur ai pas laissé le temps de m’expliquer) pour leur association en leur parlant en français.

La journée s’est terminée à la piscine. Parce qu’avec le déménagement, Xavier et Fanny ont accès à une petite piscine découverte, réservée aux résidents des quelques patés de maison autour, et Fanny m’a emmenée piquer une tête pour me délasser de ma journée. J’ai donc pu observer de près les américains en mode « maillot de bains » (cela dit, je n’ai pas vu d’obèses dans cette piscine) et force est de constater que peu d’américains nagent. Fanny  m’a d’ailleurs confirmé que c’était le cas et que peu d’américaines savent nager. Peu importe, j’ai pu faire quelques longueurs et me délasser de la journée en barbotant, je n’en demandais pas plus. 🙂

Je vais m’en tenir là pour cette reprise du blog (en espérant qu’elle continue 🙂 ), et simplement donner le lien vers les photos de la journée par ICI

Allez, une dernière réflexion pour la route… Ici, avoir un nom français est le summum du raffinement et du luxe.

raffinement

Les prix vont avec le style de la plaque

Et je me faisais la réflexion que tout est question de culture. j’ai eu l’occasion de passer quelques jours à Bruxelles très récemment (bon, ok, je me suis invitée là bas), et en discutant de la culture flamande et wallonne, l’ami qui m’accueillait m’expliquait que « Le pain quotidien », fameuse enseigne de pâtisseries à la mode française, créée à New York, n’avait pas pu s’installer dans la partie wallonne du pays sans traduire le nom. Et je trouvais ça dommage, et surtout très autocentré, de forcer les traductions de tout et n’importe quoi. Jusqu’à ce que je me souvienne de la loi Toubon qui oblige à peu près la même chose en France…

Sur cette réflexion, je m’en vais étudier mon programme de demain… 🙂

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